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23fév. 2010

Le MoDem des Hauts-de-Seine en campagne avec Alain Dolium

Lors de l'avant-campagne au MoDem, j'ai souvent émis des critiques sur le fonctionnement du parti, notamment quant aux procédures de désignation des candidats. Nous sommes quelques-uns à avoir pris acte de ce fonctionnement. Nous nous sommes exprimés lors des "votes" de consultation, comme en plénière au Conseil National.

Faut-il pour autant se cantonner à un sabotage de la campagne régionale ? Bien sûr que non.

En 2008, nous sommes plusieurs à avoir dit que le Règlement Intérieur National, en l'état, ne nous causerait que des ennuis. Après avoir exprimé notre opinion et proposé des alternatives (toutes rejetées par la direction), quel intérêt aurions-nous eu à vomir des critiques non-constructives, dès lors que nous avions décidé de rester au MoDem ?

Cela n'empêche en rien l'expression de critiques constructives, comme ce fut le cas lors du refus de multiples alliances, dont celle avec S. Royal.

C'est pour cette raison, n'en déplaise à certains dont la stratégie politique m'échappe, que je participe à la campagne : personne ne discute le fait qu'il est à priori préférable de faire un score correct plutôt que de faire un score pitoyable dans cette élection régionale.

Il est évident que mon engagement dans cette campagne ne remet absolument pas en cause ni ma fidélité à Corinne Lepage qui n'a pas quitté le MoDem, ni ma participation au club Terre Démocrate.

[cliquez sur l'image pour agrandir l'article]

07janv. 2010

Pourquoi je soutiens Marc Dufour et Dominique Canu pour le Languedoc-Roussillon

En Languedoc-Roussillon, les adhérents choisiront leurs candidats, dans une primaire opposant deux "duos homme/femme". Je me réjouis de cette procédure plus démocratique ; faisant partie de ceux qui ont milité pour des primaires au MoDem.

Néanmoins cette procédure qui aurait pu être appliquée dans toutes les régions, y compris en IDF...

Quoiqu'il en soit, le duo Labrousse-Drevet ne me convainc pas. La première, élue locale, est une dissidente à Marc Dufour, loin d'être majoritaire en interne. Le second est un ancien présentateur de télévision, dont la notoriété — très honorable sans être comparable à celle de PPDA — n'est plus ce qu'elle a été.

A l'inverse de ces derniers, Marc Dufour, adjoint au maire de Montpellier, est largement soutenu par les adhérents. On trouve en outre parmi ses soutiens celui de Anne Laperrouze, ancienne eurodéputée MoDem et tête de liste aux européennes de 2004. Il sera secondé par Dominique Canu, qui a démissionné récemment de ses fonctions de trésorière dans le Gard pour protester contre le fonctionnement interne.

Dans une Interview à Midi-Libre, M. Dufour déclarait : "Si je me présente, je n'apporterai pas une voix de plus". Pas une voix "de plus" certes, mais ses propres voix d'élu local, ainsi que celles des élus locaux solidement implantés ne sont pas à négliger.

A ce sujet par ailleurs, deux arguments sont à retenir concernant Patrice Drevet :

  • faire un coup médiatique avec Jean-François Kahn, ce n'est pas la même chose que faire un coup médiatique avec Patrice Drevet, question de notoriété ;
  • on peut se permettre, dans une européenne, de présenter des candidats atypiques ; mais dans une élection régionale, les candidats doivent avoir la crédibilité nécessaire pour prétendre briguer un exécutif régional, et non seulement un siège de parlementaire.
Ainsi, au casting du siège national (1), je préfèrerais les candidats des militants.


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25nov. 2009

Alain Dolium, "celui qui sera la tête de liste du MoDem en IDF" (RTL)



A supposer que le souhait du parti soit encore de consulter les adhérents, force est de constater que certains candidats à l'investiture sont plus avantagés que d'autres.

Le passage de Alain Dolium sur RTL (ce matin à 7h45), par exemple, ainsi que la présentation qui en est faite sur le site national du MoDem (au nom de quoi un candidat serait "pressenti pour" avant que les adhérents se soient exprimés ?!), me laisse penser que tout le monde n'est pas traité à la même enseigne.

Il n'est pourtant pas le seul candidat potentiel ! Le MoDem aligne en effet dans ses membres :

De deux choses l'une :

  • soit la position est clarifiée. Cela signifie que le siège doit choisir entre :
  • annoncer clairement A. Dolium comme tête de liste IDF,
  • annoncer qu'il ne s'agit que d'une possibilité parmi d'autres (ce qui signifie que la même exposition médiatique doit être donnée par le parti à ses challengers) ;
  • soit la position n'est pas clarifiée, et il faut alors s'interroger sur cette procédure de plébiscite, tout sauf démocratique ; même compte tenu des grandes qualités de M. Dolium qui nous a été présenté, et qui ferait au demeurant un excellent 3ème de liste. Je voterai donc contre la proposition qui sera faite lors de la consultation des adhérents.

Faut-il revivre l'épisode des investitures aux européennes ? Parachutages contres lesquels nous nous étions largement opposés, début 2009 (350 signatures pour l'investiture de Nathalie Griesbeck).

Qu'en est-il des promesses de renouveau démocratique au sein de notre mouvement, promises publiquement par la direction, au lendemain de la débâcle des européennes ?...
24oct. 2009

Stratégie d'indépendance : soyons nous-mêmes

Suite au Conseil national de ce matin, Christophe Ginisty s'oppose bruyamment au retour vers la stratégie d'indépendance de 2007, arguant l'urgence d'une alliance de premier tour avec Europe-Écologie.

Cette perspective aurait certes du sens. Mais il serait bon de faire savoir à notre ami que ni l'appareil des Verts, ni les frères Cohn-Bendit n'y sont disposés actuellement.

Selon eux en effet, nous ne serions qu'un groupe d'élus droitisants ; ce qui est faux, puisque nos élus siègent dans un groupe autonome qui a effectué un revirement spectaculaire — dans tous les sens du terme — en fin de mandature, notamment en s'abstenant lors du vote du budget de M. Huchon (PS).

Dans sa conception béatement bisounours de la politique, ce dernier s'imagine que pour peser, nous n'avons qu'à nous présenter devant un parti qui ne veut pas de nous, en soutenant que nous ne sommes pas en état d'aller seuls au 1er tour. Voilà qui ne risque aucunement d'augmenter notre valeur marchande en perspective d'alliances...!

Or la politique, c'est justement du rapport de forces. André Santini, qui fait monter les enchères dans la majorité (voir interview d'hier sur France Info), l'a parfaitement compris : « La liste unique, dès le 1er tour, c'est bon pour les européennes ; surtout quand il n'y a qu'un tour. Mais quand il y en a deux, il n'est pas mauvais que les gens se défoulent au 1er tour et se retrouvent au second.»

Pourquoi donc, devant cette impasse pour une alliance Verts-démocrates, nous priver d'être nous-mêmes ?


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20oct. 2009

La fin d'un cycle ?

Commençons par dresser froidement un constat : il est beaucoup plus facile de tirer son épingle du jeu à l'UMP qu'au MoDem, y compris pour les jeunes. Certes pressurés, beaucoup de ces jeunes UMP sont mis en valeurs dans leur parti : jeunes en politique, jeunes tout court, parfois même les deux à la fois.

Jusqu'ici, le MoDem n'a pas fait preuve d'une grande volonté de rénovation dans ce sens : on attribue les postes de "Jeunes Démocrates" qu'en remerciements de plusieurs années de bons et loyaux services à l'UDF, on n'investit pas de jeunes aux élections*, on s'applique à ne pas mettre en avant les nouveaux élus locaux qui ont parfois fait des scores sans précédent, absence du critère de légitimité dans les investitures, etc.

Là encore, les personnalités les plus éthiques ou solides sont souvent celles qui ne réussissent pas le mieux en politique, tel que nous l'ont prouvé les derniers parachutages.

Ce formatage du personnel politique en in-siders excluant les out-siders, presque indispensable pour prendre la main — sans tomber dans les excès du « Tous les mêmes » —, a formé à terme une "caste" (y compris au MoDem), qui souhaite plus que tout se maintenir et se perpétuer : multiplication des dissidences artificielles, maîtrise des médias, découpage des circonscriptions, durcissement des règles en matière de financement, ...

Les conséquences en sont connues :
  • essor de la corruption, mobilisation de l'effort pour la réélection plus que pour le projet, et donc mauvaise gestion. Le cas Nicolas Sarkozy en est une parfaite illustration, comme n'a pas manqué de le souligner Jean-François Kahn, dans son bloc-notes de la semaine dernière. Selon lui, chaque nouvelle loi de cette diarrhée législative ne fait que surfer sur un feu de paille médiatique — « réactivité exemplaire ! » ;

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23juil. 2009

Débattons du projet, avant des stratégies d'alliances

La question des alliances lors des régionales de 2010 est centrale, et doit être discutée démocratiquement en temps voulu.

Mais sur quels fondements ?...

Résultat de la diversification politique de la base militante lors de 2007, aucun consensus n'existe actuellement au MoDem sur ce sujet, à l'inverse de la pensée européenne qui est partagée par tous.

Non abordée jusqu'ici — ou avec si peu de sérieux que rien n'en est jamais sorti —, cette question est censée se régler en septembre. Pourtant, aucune visibilité ne nous a été donnée dernièrement sur la mise en place du dispositif qui composera notre programme régional, ou à minima les grandes lignes de ce programme, déclinables selon les régions par les fédérations départementales.

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02juil. 2009

Europe-Ecologie : « mais après on fait quoi ? »

A cette question de Corinne Lepage, Dany Cohn-Bendit aurait répondu « rien ».

Ladite question mérite toutefois d'être posée. Car si le score de ces listes écologistes aux élections européennes avait été médiocre, aucune suite n'aurait en effet été donnée à ce qui fut souvent décrit, à juste titre d'ailleurs, comme un one-shot.

Or le résultat de cette alliance – qui a rassemblé, il faut l'admettre, bien au-delà des Verts français – dépasse même leurs propres espérances ; bien qu'il s'agisse authentiquement d'une bulle.

A en croire la carte des listes arrivées en tête à Paris, la ville est prenable par les Verts. La carte est aux 3/5èmes verte, mais elle aurait très bien pu être orange, si la stratégie de campagne du MoDem avait permis le score inverse que nous prévoyons il y a quelques mois – rapellons que la liste Kahn-Griesbeck, qui a fait le meilleur score des listes MoDem dans le Grand-Est, était alors créditée de 16% des voix.


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