Suite au Conseil national de ce matin, Christophe Ginisty
s'oppose bruyamment au retour vers la stratégie d'indépendance de 2007, arguant l'urgence d'une alliance de premier tour avec Europe-Écologie.
Cette perspective aurait certes du sens.
Mais il serait bon de faire savoir à notre ami que ni l'appareil des
Verts, ni les frères Cohn-Bendit n'y sont disposés actuellement.
Selon eux en effet, nous ne serions qu'un groupe d'élus droitisants ; ce qui est faux, puisque nos élus siègent dans un groupe autonome qui a
effectué un revirement spectaculaire — dans tous les sens du terme — en
fin de mandature, notamment en s'abstenant lors du vote du budget de M. Huchon (PS).
Dans sa conception béatement bisounours de la politique, ce dernier
s'imagine que pour peser, nous n'avons qu'à nous présenter devant un
parti qui ne veut pas de nous, en soutenant que nous ne sommes pas en
état d'aller seuls au 1er tour. Voilà qui ne risque aucunement
d'augmenter notre valeur marchande en perspective d'alliances...!
Or la politique, c'est justement du rapport de forces. André Santini, qui fait monter les enchères dans la majorité (voir interview
d'hier sur France Info), l'a parfaitement compris : « La liste unique, dès le 1er tour, c'est bon pour les européennes ;
surtout quand il n'y a qu'un tour. Mais quand il y en a deux, il n'est
pas mauvais que les gens se défoulent au 1er tour et se retrouvent au
second.»
Pourquoi donc, devant cette impasse pour une alliance Verts-démocrates, nous priver d'être nous-mêmes ?
La question des alliances lors des régionales de 2010 est
centrale, et doit être discutée démocratiquement en temps voulu. 





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