Blog de Serge Brière

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23fév. 2010

Le MoDem des Hauts-de-Seine en campagne avec Alain Dolium

Lors de l'avant-campagne au MoDem, j'ai souvent émis des critiques sur le fonctionnement du parti, notamment quant aux procédures de désignation des candidats. Nous sommes quelques-uns à avoir pris acte de ce fonctionnement. Nous nous sommes exprimés lors des "votes" de consultation, comme en plénière au Conseil National.

Faut-il pour autant se cantonner à un sabotage de la campagne régionale ? Bien sûr que non.

En 2008, nous sommes plusieurs à avoir dit que le Règlement Intérieur National, en l'état, ne nous causerait que des ennuis. Après avoir exprimé notre opinion et proposé des alternatives (toutes rejetées par la direction), quel intérêt aurions-nous eu à vomir des critiques non-constructives, dès lors que nous avions décidé de rester au MoDem ?

Cela n'empêche en rien l'expression de critiques constructives, comme ce fut le cas lors du refus de multiples alliances, dont celle avec S. Royal.

C'est pour cette raison, n'en déplaise à certains dont la stratégie politique m'échappe, que je participe à la campagne : personne ne discute le fait qu'il est à priori préférable de faire un score correct plutôt que de faire un score pitoyable dans cette élection régionale.

Il est évident que mon engagement dans cette campagne ne remet absolument pas en cause ni ma fidélité à Corinne Lepage qui n'a pas quitté le MoDem, ni ma participation au club Terre Démocrate.

[cliquez sur l'image pour agrandir l'article]

18déc. 2009

Consultation des adhérents : Dolium prêt à tirer les conséquences d'un "non" majoritaire


Alain Dolium avec Chantal Brault, le 14 décembre à Boulogne-Billancourt (MoDem92.net DR).

Lors de sa rencontre avec les adhérents du MoDem 92, où 110 personnes s'étaient déplacées, un militant a posé à Alain Dolium la question de sa légitimité comme tête de liste régionale.

Dans sa réponse, il a estimé qu'avoir la possibilité de choisir entre "oui" et "non" était « une vraie chance ». Il a ensuite indiqué qu'il était prêt à se retirer si le vote "non" était majoritaire lors de la consultation des adhérents d'Île-de-France, qui a lieu du 18 au 21 décembre.

15déc. 2009

Dolium croit en un « capitalisme social »

Nous savions déjà, depuis que François Bayrou nous l'a présenté à l'Union régionale d'IDF, que Alain Dolium se définit comme étant « un homme de gauche ». Il nous l'a confirmé hier à Boulogne-Billancourt, lors d'une rencontre qui a rassemblé environ 110 adhérents du MoDem 92.

Cela ne serait pas gênant s'il avait déclaré sur RTL : « y avait une possibilité de voir  cette Gauche évoluer vers un espace politique qui soit plus à l'aise avec l'économie, et l'économie, je dirais, avec la liberté d'entreprendre ». La gauche, se revendiquant du socialisme (même si, notamment au PS, ce n'est plus qu'une posture), ne serait donc pas assez... libérale !

Et d'ajouter devant les militants du MoDem 92, qu'il croyait en un « capitalisme social ». C'est fou comme on peut opposer deux mots totalement opposés, en leur faisant ainsi perdre leur sens ! C'est le cas pour cette image de pub : « Full Hybrid ».

Il ne semble pas logique qu'un néo-libéral notoire, qui a exercé de surcroît des métiers comme le middle-management, puis la stratégie marketing actuellement, prétende appartenir à une famille de pensée de gauche. N'est-ce qu'une maladresse, ou bien n'est-ce qu'une posture politique, dont le but est d'attirer la sympathie de la partie la plus à gauche de notre électorat ?

26nov. 2009

MoDem : il n'y a pas de "consultation", pusqu'il n'y a qu'un seul choix possible



Sur RTL, Jean-Michel Apathie a présenté Alain Dolium comme « candidat » du MoDem, et non comme « candidat à la candidature ». Ce n'est pas un hasard, et le journaliste dont nous parlons est loin d'être stupide à ce point.

M. Dolium est en effet, de tous les candidats à l'investiture, LE candidat « proposé par le MoDem » ; et de ce fait le seul candidat invité par des grands médias — indépendamment de tout jugement sur ses qualités.

Entre le 10 et le 15 décembre, les militants sont invités à « entériner (sic) » les candidatures. Il n'y aura qu'un seul candidat. Les votes possibles seront donc "oui" ou "non", au mieux région par région, au pire pour toutes les régions en France — exactement comme ce fut le cas pour les élections européennes.

Est-ce vraiment un choix ?

Pourquoi ne pas organiser des primaires, comme le GRID l'a proposé, avant d'annoncer à la presse le choix de la direction, pour lequel l'approbation (et non pas le choix) des adhérents n'est qu'une formalité ?
25nov. 2009

Alain Dolium, "celui qui sera la tête de liste du MoDem en IDF" (RTL)



A supposer que le souhait du parti soit encore de consulter les adhérents, force est de constater que certains candidats à l'investiture sont plus avantagés que d'autres.

Le passage de Alain Dolium sur RTL (ce matin à 7h45), par exemple, ainsi que la présentation qui en est faite sur le site national du MoDem (au nom de quoi un candidat serait "pressenti pour" avant que les adhérents se soient exprimés ?!), me laisse penser que tout le monde n'est pas traité à la même enseigne.

Il n'est pourtant pas le seul candidat potentiel ! Le MoDem aligne en effet dans ses membres :

De deux choses l'une :

  • soit la position est clarifiée. Cela signifie que le siège doit choisir entre :
  • annoncer clairement A. Dolium comme tête de liste IDF,
  • annoncer qu'il ne s'agit que d'une possibilité parmi d'autres (ce qui signifie que la même exposition médiatique doit être donnée par le parti à ses challengers) ;
  • soit la position n'est pas clarifiée, et il faut alors s'interroger sur cette procédure de plébiscite, tout sauf démocratique ; même compte tenu des grandes qualités de M. Dolium qui nous a été présenté, et qui ferait au demeurant un excellent 3ème de liste. Je voterai donc contre la proposition qui sera faite lors de la consultation des adhérents.

Faut-il revivre l'épisode des investitures aux européennes ? Parachutages contres lesquels nous nous étions largement opposés, début 2009 (350 signatures pour l'investiture de Nathalie Griesbeck).

Qu'en est-il des promesses de renouveau démocratique au sein de notre mouvement, promises publiquement par la direction, au lendemain de la débâcle des européennes ?...
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