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mercredi 14 avril 2010

Assemblée générale du MoDem 92 : bis repetita

Suite à l'Assemblée Générale du MoDem 92, hier soir, je ne peux m'empêcher de constater le fossé qui se creuse entre la bonne ambiance et l'aspect ludique des réunions d'ex-MoDem, comme celle que nous avons eu récemment au Père tranquille, et la pression que l'on subit dans les réunions officielles du MoDem.

Ces réunions, toutes conduites avec les mêmes méthodes détestables, traduisent fort bien d'ailleurs la dérive sectaire vers laquelle le MoDem se dirige.

J'entends déjà les adhérents les plus légitimistes me répondre "Eh bien casse-toi alors !". En 2002, le slogan de Jean-Marie Le Pen était "La France, aimez-la ou quittez-la !", et en 2010 au MoDem nous avons "Le MoDem de François Bayrou, aimez-le ou quittez-le !" (facebook). Etonnant, non ?!

Après quelques minutes de l'habituel terrorisme intellectuel ("la faute à l'abstention", "les électeurs n'ont pas écouté notre message", "la fois d'après nous allons gagner", "la démocratie interne, ça ne veut pas dire faire n'importe quoi !", etc.), il aura fallu que Christophe Conway et surtout Christian Delom interviennent avec un propos un minimum plus sensé pour libérer la parole.

Bernard Lehideux ne put d'ailleurs s'empêcher de répondre à Christian, avec des arguments plus que douteux (attitude "déloyale" de Corinne Lepage, etc.), ce qui ne fut pas toujours apprécié par les quelques adhérents encore présents.

Manifestement, ceux qui en appellent à une utopique remise en marche de l'appareil sont surtout intéressés par une investiture aux élections cantonales, certains ayant même déjà annoncé leur candidature sur Internet.

Ces événements ne font que conforter les conclusions qu'avec d'autres, nous avons tiré depuis deux ans : le MoDem ne sera pas le nouveau parti du XXIème siècle.

Ces trois ans n'en auront pas moins été une très belle histoire, autour de laquelle ont pu se rencontrer des talents venus d'horizon différents.

Les milliers de contributions, émis pendant la construction du parti, toutes négligées, et même parfois délibérément ignorées (statuts, règlement intérieur, travaux des Commissions), constituent une formidable matière qui ne demande qu'à être utilisée.

Désormais, notre maison est là où nous sommes, et non là où l'on aurait voulu nous tenir en esclavage. Dans cette maison, déposons nos contributions et bâtissons enfin la structure et le projet dont la France a besoin.

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Précisons que cet article ne constitue en aucun cas un acte de démission de ma part. Sachant capables les instances du MoDem d'accuser de réception une démission que je n'aurais pas envoyée, comme elles l'ont fait pour Florian Chiron, cette précision me semble utile.

mardi 16 mars 2010

L'échec du premier tour

Le résultat que nous avons obtenu au premier tour est un échec indéniable. Rien que sur Boulogne-Billancourt, notre score, qui s'était jusqu'ici maintenu depuis les élections municipales, a été quasiment divisé par trois.

Lors de la soirée électorale au siège du MoDem (rue de l'Université), plusieurs candidats ont estimé nécessaires des changements pour préparer l'après-régionales.

20h20: Christian Delom, conseiller national du Modem, également candidat, lance : "c'est un échec. L'espoir que nous avons su créer en 2007 n'est pas compris", ajoute-t-il et déclarant que "ca fait longtemps que je le prédis au conseil, il faut plus de transparence et plus de démocratie." (lesindiscrets.com)

Ce même article relate l'intervention similaire d'une militante parisienne, qui souhaite "remettre en cause nos méthodes". Pierre Le Guerinel a également souhaité que l'on discute de la pertinence de l'investiture d'Alain Dolium. Il semble donc que Rémy Daillet n'ait pas été le seul à tenir des propos critiques.

Pourtant, certains militants, qui avaient en effet fait campagne sur le terrain, n'ont pas accepté aucune remise en question ce soir-là ; de quoi se demander comment ils comptent "rebondir"...

Loin d'être dupe, un journaliste me glissa à l'oreille : "Ces militants disent ne l'avoir jamais vu, mais vous êtes pourtant la cinquième personne que je croise qui connaît ce monsieur (Rémy Daillet) !"

 

mardi 23 février 2010

Le MoDem des Hauts-de-Seine en campagne avec Alain Dolium

Lors de l'avant-campagne au MoDem, j'ai souvent émis des critiques sur le fonctionnement du parti, notamment quant aux procédures de désignation des candidats. Nous sommes quelques-uns à avoir pris acte de ce fonctionnement. Nous nous sommes exprimés lors des "votes" de consultation, comme en plénière au Conseil National.

Faut-il pour autant se cantonner à un sabotage de la campagne régionale ? Bien sûr que non.

En 2008, nous sommes plusieurs à avoir dit que le Règlement Intérieur National, en l'état, ne nous causerait que des ennuis. Après avoir exprimé notre opinion et proposé des alternatives (toutes rejetées par la direction), quel intérêt aurions-nous eu à vomir des critiques non-constructives, dès lors que nous avions décidé de rester au MoDem ?

Cela n'empêche en rien l'expression de critiques constructives, comme ce fut le cas lors du refus de multiples alliances, dont celle avec S. Royal.

C'est pour cette raison, n'en déplaise à certains dont la stratégie politique m'échappe, que je participe à la campagne : personne ne discute le fait qu'il est à priori préférable de faire un score correct plutôt que de faire un score pitoyable dans cette élection régionale.

Il est évident que mon engagement dans cette campagne ne remet absolument pas en cause ni ma fidélité à Corinne Lepage qui n'a pas quitté le MoDem, ni ma participation au club Terre Démocrate.

[cliquez sur l'image pour agrandir l'article]

jeudi 5 novembre 2009

Deux réflexions sur l'aveu de Nicolas Sarkozy

Voici un extrait évocateur de l'article du Parisien d'aujourd'hui : « il [Nicolas Sarkozy] a admis, indiquait-on hier à l'Elysée, avoir commis une erreur sur l'arrivée de son fils cadet Jean, assurément programmée, à la tête de l'EPAD, l'organisme gérant le quartier d'affaires de la Défense. »

L'élection de Jean Sarkozy à la tête de l'EPAD était donc bien issue de sa volonté, et non uniquement de l'ambition de Jean Sarkozy comme l'envisageait l'hypotèse émise par André Santini (interview France Info).

Le journaliste indique ensuite que « le chef de l'Etat estimait qu'à partir du moment où le président de l'Epad n'a ni salaire, ni bureau, ni voiture avec chauffeur, l'affaire ne poserait aucun problème. »

Deux réponses sont possibles face à cette question posée en ces termes par J-F. Kahn : « Comment le chef de l'Etat, excellent tacticien, a-t-il pu commettre une telle erreur ? » ("Le bloc-notes de JFK", Marianne du 24 au 30 oct.)

  • soit cette manœuvre n'était qu'un moyen pour procurer à Jean Sarkozy une grande exposition médiatique, comme le soulignait Christian Delom sur son blog (article du 22 octobre) ;
  • soit Nicolas Sarkozy est légèrement coupé de la réalité, à l'image de François Bayrou pendant la campagne européenne, où personne ne lui avait alors signalé que programmer un incident pour discréditer Cohn-Bendit était risqué (voir article sur bocageocrate - L'oeild'@pis)...!
Quoiqu'il en soit, la phrase de l'écologiste Carine Pelegrin (MoDem) — qui a créé avec Christophe Grébert le groupe Facebook pour le renoncement de Jean Sarkozy — résume bien la situation : « Comme quoi nous n'avions pas tort de nous mobiliser ! »

Photo : AFP/DR