Commençons par dresser froidement un constat :
il est beaucoup plus facile de tirer son épingle du jeu à l'UMP qu'au
MoDem, y compris pour les jeunes. Certes pressurés, beaucoup de ces
jeunes UMP sont mis en valeurs dans leur parti : jeunes en politique,
jeunes tout court, parfois même les deux à la fois.Jusqu'ici, le MoDem n'a pas fait preuve d'une grande volonté de rénovation dans ce sens : on attribue les postes de "Jeunes Démocrates" qu'en remerciements de plusieurs années de bons et loyaux services à l'UDF, on n'investit pas de jeunes aux élections*, on s'applique à ne pas mettre en avant les nouveaux élus locaux qui ont parfois fait des scores sans précédent, absence du critère de légitimité dans les investitures, etc.
Là encore, les personnalités les plus éthiques ou solides sont souvent celles qui ne réussissent pas le mieux en politique, tel que nous l'ont prouvé les derniers parachutages.
Ce formatage du personnel politique en in-siders excluant les out-siders, presque indispensable pour prendre la main — sans tomber dans les excès du « Tous les mêmes » —, a formé à terme une "caste" (y compris au MoDem), qui souhaite plus que tout se maintenir et se perpétuer : multiplication des dissidences artificielles, maîtrise des médias, découpage des circonscriptions, durcissement des règles en matière de financement, ...
Les conséquences en sont connues :
- essor de la corruption, mobilisation de l'effort pour la réélection plus que pour le projet, et donc mauvaise gestion. Le cas Nicolas Sarkozy en est une parfaite illustration, comme n'a pas manqué de le souligner Jean-François Kahn, dans son bloc-notes de la semaine dernière. Selon lui, chaque nouvelle loi de cette diarrhée législative ne fait que surfer sur un feu de paille médiatique — « réactivité exemplaire ! » ;







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