En 2003, sous l'impulsion de Jacques Chirac, la France s'est opposée aux États-Unis sur la question de la guerre en Irak, avec un très large consensus de l'opinion mais sans aucune décision commune au niveau européen : une fois de plus, l'Europe n'a pas su parler d'une seule voix.

Cette absence de décisions au niveau européen semble se poursuivre sous la présidence de son successeur, qui s'était pourtant repeint en européen convaincu en 2009.

En effet, après s'être vu sauveur de la planète à Copenhague, le Président a déclaré, lors de ses vœux pour 2010 : "les idées que la France défend vont pouvoir s'imposer dans la recherche d'un nouvel ordre mondial". Vœux dans lesquels le mot "Europe" n'a pas été prononcé une seule fois, un an seulement après la présidence française de l'union (voir vœux de 2009) !

En revanche, le Président a réaffirmé sa volonté d'une réorganisation territoriale, à trois mois des élections régionales. Manque d'intérêt pour la question européenne ou vulgaire électoralisme, comme Jean-François Kahn en flingue chaque semaine dans ses bloc-notes ?

Image : BFM, DR.