Voici un extrait évocateur de l'article du Parisien d'aujourd'hui : « il [Nicolas Sarkozy] a admis, indiquait-on hier à l'Elysée, avoir commis une erreur sur l'arrivée de son fils cadet Jean, assurément programmée, à la tête de l'EPAD, l'organisme gérant le quartier d'affaires de la Défense. »

L'élection de Jean Sarkozy à la tête de l'EPAD était donc bien issue de sa volonté, et non uniquement de l'ambition de Jean Sarkozy comme l'envisageait l'hypotèse émise par André Santini (interview France Info).

Le journaliste indique ensuite que « le chef de l'Etat estimait qu'à partir du moment où le président de l'Epad n'a ni salaire, ni bureau, ni voiture avec chauffeur, l'affaire ne poserait aucun problème. »

Deux réponses sont possibles face à cette question posée en ces termes par J-F. Kahn : « Comment le chef de l'Etat, excellent tacticien, a-t-il pu commettre une telle erreur ? » ("Le bloc-notes de JFK", Marianne du 24 au 30 oct.)

  • soit cette manœuvre n'était qu'un moyen pour procurer à Jean Sarkozy une grande exposition médiatique, comme le soulignait Christian Delom sur son blog (article du 22 octobre) ;
  • soit Nicolas Sarkozy est légèrement coupé de la réalité, à l'image de François Bayrou pendant la campagne européenne, où personne ne lui avait alors signalé que programmer un incident pour discréditer Cohn-Bendit était risqué (voir article sur bocageocrate - L'oeild'@pis)...!
Quoiqu'il en soit, la phrase de l'écologiste Carine Pelegrin (MoDem) — qui a créé avec Christophe Grébert le groupe Facebook pour le renoncement de Jean Sarkozy — résume bien la situation : « Comme quoi nous n'avions pas tort de nous mobiliser ! »

Photo : AFP/DR