Europe-Ecologie : « mais après on fait quoi ? »
Par Serge le jeudi 2 juillet 2009, 08:30 - A la Une
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A cette question de Corinne Lepage, Dany Cohn-Bendit aurait répondu « rien ».
Ladite question mérite toutefois d'être posée. Car si le score de ces
listes écologistes aux élections européennes avait été médiocre, aucune
suite n'aurait en effet été donnée à ce qui fut souvent décrit, à juste
titre d'ailleurs, comme un one-shot.
Or le résultat
de cette alliance – qui a rassemblé, il faut l'admettre, bien au-delà
des Verts français – dépasse même leurs propres espérances ; bien qu'il
s'agisse authentiquement d'une bulle.
A en croire la carte des
listes arrivées en tête à Paris, la ville est prenable par les Verts.
La carte est aux 3/5èmes verte, mais elle aurait très bien pu être
orange, si la stratégie de campagne du MoDem avait permis le score
inverse que nous prévoyons il y a quelques mois – rapellons que la liste Kahn-Griesbeck, qui a fait le meilleur score des listes MoDem dans le Grand-Est, était alors créditée de 16% des voix.

Nul doute que s'ils avaient disposé d'une plateforme constituée d'un nouvel appareil aux structures stables, ils auraient certainement connu une belle vague d'adhésions, comme c'est souvent le cas dans les lendemains de gros succès électoraux de ce type.
Constatons également l'activité du réseau sur Internet : du bandeau dynamique, installé sur nombre de blogs écologistes, à l'omniprésence du nom "Europe-Ecologie" qui est administrateur quasiment partout, son activité n'a pas cessé le 6 juin 2009 au soir – comme c'est le cas de tant de sites de campagne.
Mais, bien qu'ils aient utilisé les meilleures compétences possible pour conduire cette campagne – leur site est réalisé avec la meilleure application libre du moment (Drupal), par une équipe des plus compétentes (la Netscouade), pour ne citer que cet exemple –, ils n'en restent pas moins une opération ponctuelle dans le spectre politique français, poussés sur le devant de la scène par des circonstances favorables.
En vue des régionales, leur positionnement stratégique vis-à-vis des autres forces politiques progressistes doit donc être discuté pour que certaines régions – gagnables ! – puissent être prises en 2010.







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