Puis, dans la seconde moitié de la réunion vinrent des questions à François Bayrou, sur son manque de proximité envers les militants. Il répondra à cette question par un « il faut que vous me lâchiez ».

S'en suivit l'intervention de Christophe Ginisty, qui fut indéniablement courageux.

Après s'être étonné du fait que le débriefing des européennes ne soit pas réalisé par Marielle de Sarnez, responsable du projet européen, il revint sur ce mot de François Bayrou, considérant qu'on ne puisse pas ainsi répondre à des militants qui ont donné énormément de leur temps voire de leur argent dans cette campagne.

François Bayrou lui répondit ensuite : « Il y a une chose que je ne laisserai pas faire, c'est que tu essaies d'insinuer que j'ai à l'égard des militants une attitude qui n'est pas une attitude affectueuse et proche. Ça, c'est de la malhonnêteté destructrice ».

A cet instant, Jean-François Kahn lança dans la salle un « On ne peut pas répondre comme ça ! ».

« Heu qui a dit ça ?! », s'interrogea de suite François Bayrou, avant de promettre la parole à Jean-François Kahn.

Précisons que l'ex-tête de liste dans l'Est se l'est vue refuser pas moins de quatre fois dans cette réunion — où il refusera ensuite, à juste titre fâché, de la prendre —, et qu'il ne la prendra que très brièvement qu'à la fin pour annoncer le lancement de son CREA, un Club de réflexion des plus intéressants.

Nous retiendrons également quelques interventions d'une franche rudesse : parmi tant d'autres celles de Isabelle Verschueren (Présidente du MoDem des Alpes-Maritimes) — qui est même allée jusqu'à demander à François Bayrou une remise en jeu de son mandat de Président —, de la Présidente du MoDem de la Sarthe, ou encore de Rosalie Kerdo (Présidente du MoDem de la Drôme).

Concernant enfin les Commissions nationales, Corinne Lepage considéra que le fond et la forme sont liés, annonçant par ailleurs la parution de fascicules (une page recto-verso par Commission) résumant le travail des Commissions jusqu'à aujourd'hui.

A la fin de cette réunion mouvementée du Conseil National, quelqu'un propose un vote de confiance au Président du MoDem à destination de la presse.

Alors que François Bayrou allait procéder à ce vote, Corinne Lepage déclara : « évidemment je voterais des deux mains, mais je ne voudrais pas qu'on puisse penser qu'on s'est posés la question », intervention suivie de longs et intenses applaudissements.