Blog de Serge Brière

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« Les mêmes programmes [amoindris] pour tous » (Luc Chatel)


Après le siphonnage de la série ES, et la suppression progressive de la sociologie au lycée (voir article du 22/11), le gouvernement a encore frappé.

Face à la faible quantité d'Histoire-Géographie en section S, Luc Chatel a eu l'idée du siècle : remplacer 2h30 de cours en 1re et Tle par 4h de cours seulement, soit 30 minutes par semaine sucrées sur 2 ans !

Alors que, en effet, la section scientifique a un programme différent des sections ES et L, ce programme sera désormais le même. Toutes les sections auront désormais la chance de pouvoir étudier un programme amoindri.

La manipulation vise à inclure dans le "tronc commun" des parties d'Histoire actuellement absentes (XIXème siècle, ...) : le but poursuivi est ici de rendre les élèves performants, sans leur apprendre à penser librement ; ce qui induit le risque (voulu ?) de les rendre facilement malléables ou manipulables.

Voilà pourquoi, plus encore que la réduction des heures, c'est la composition des nouveaux programmes (probablement amoindris) qu'il nous faudra suivre de près.

6 MoDem dans le Top 100 des politiques sur Facebook de décembre 2009

Le 9ème classement des politiques Français sur Facebook vient de paraître.

Six membres du MoDem y figurent :
  • 1 en forte progression : Carine Pélegrin (+14), 2ème CAP21 du Top100, qui devient 67ème pour son 2ème mois de présence dans ce classement ;
  • 1 stable : François Bayrou, qui conserve sa 4ème place depuis Juin 2009 ;
  • 1 en faible recul : Corinne Lepage, qui perd 1 place au profit de Jean Sarkozy à 2 supporters près...! ;
  • 3 en net recul : Azouz Begag (-7 places), Marielle de Sarnez (-7) et Nathalie Griesbeck (-4).

Son sortis précédemment de ce classement : Robert Rochefort (483 supporters), le Général Philippe Morillon (298 supporters) et Gilles Artigues (202 supporters), qui restent au-dessous du seuil des 611 supporters nécessaires pour entrer à nouveau dans le Top100.

N.B.: aujourd'hui à 19h, avec Corinne Lepage à 3 484 et Jean Sarkozy à 3 482, la tendance est inversée ; reste à faire en sorte qu'elle le reste d'ici janvier !

MoDem : il n'y a pas de "consultation", pusqu'il n'y a qu'un seul choix possible



Sur RTL, Jean-Michel Apathie a présenté Alain Dolium comme « candidat » du MoDem, et non comme « candidat à la candidature ». Ce n'est pas un hasard, et le journaliste dont nous parlons est loin d'être stupide à ce point.

M. Dolium est en effet, de tous les candidats à l'investiture, LE candidat « proposé par le MoDem » ; et de ce fait le seul candidat invité par des grands médias — indépendamment de tout jugement sur ses qualités.

Entre le 10 et le 15 décembre, les militants sont invités à « entériner (sic) » les candidatures. Il n'y aura qu'un seul candidat. Les votes possibles seront donc "oui" ou "non", au mieux région par région, au pire pour toutes les régions en France — exactement comme ce fut le cas pour les élections européennes.

Est-ce vraiment un choix ?

Pourquoi ne pas organiser des primaires, comme le GRID l'a proposé, avant d'annoncer à la presse le choix de la direction, pour lequel l'approbation (et non pas le choix) des adhérents n'est qu'une formalité ?

Alain Dolium, "celui qui sera la tête de liste du MoDem en IDF" (RTL)



A supposer que le souhait du parti soit encore de consulter les adhérents, force est de constater que certains candidats à l'investiture sont plus avantagés que d'autres.

Le passage de Alain Dolium sur RTL (ce matin à 7h45), par exemple, ainsi que la présentation qui en est faite sur le site national du MoDem (au nom de quoi un candidat serait "pressenti pour" avant que les adhérents se soient exprimés ?!), me laisse penser que tout le monde n'est pas traité à la même enseigne.

Il n'est pourtant pas le seul candidat potentiel ! Le MoDem aligne en effet dans ses membres :

De deux choses l'une :

  • soit la position est clarifiée. Cela signifie que le siège doit choisir entre :
  • annoncer clairement A. Dolium comme tête de liste IDF,
  • annoncer qu'il ne s'agit que d'une possibilité parmi d'autres (ce qui signifie que la même exposition médiatique doit être donnée par le parti à ses challengers) ;
  • soit la position n'est pas clarifiée, et il faut alors s'interroger sur cette procédure de plébiscite, tout sauf démocratique ; même compte tenu des grandes qualités de M. Dolium qui nous a été présenté, et qui ferait au demeurant un excellent 3ème de liste. Je voterai donc contre la proposition qui sera faite lors de la consultation des adhérents.

Faut-il revivre l'épisode des investitures aux européennes ? Parachutages contres lesquels nous nous étions largement opposés, début 2009 (350 signatures pour l'investiture de Nathalie Griesbeck).

Qu'en est-il des promesses de renouveau démocratique au sein de notre mouvement, promises publiquement par la direction, au lendemain de la débâcle des européennes ?...

Les SES et la série ES, parents pauvres de la réforme du lycée de Luc Chatel


Luc Chatel (UMP), ministre de l'Éducation nationale

Après la circulation de bruits sur une mise au pas de la filière ES il y a un an, les Sciences Économiques et Sociales payent le prix fort de la réforme du Lycée de Luc Chatel.

De quoi s'agit-il ?

Selon le ministre, les « cours d’économie seront obligatoires » en 2nde, avec 1h30 de cours par semaine, au lieu de 2h30 actuellement. Or il faut savoir que environ la moitié des élèves de 2nde choisissent l'option SES à ce jour. 50% d'élèves en plus, 50% d'heures en moins : le calcul est parfait d'un point de vue strictement comptable.

Amoindrissement des programmes

Par cette réduction horaire se verraient ainsi retirés du programme de SES tous les chapitres de sociologie, à savoir ce qui permet aux élèves d'acquérir des réflexes critiques face au poids des lieux communs. Ne seraient ainsi conservés que les chapitres d'économie et de comptabilité nationale, enseignés à tous ; ce qui, bien qu'indispensable, n'en demeure pas moins une mise à mal du concept même de la matière, née sous Ch. de Gaulle dans les années 1960.

Les SES resteraient d'autre part optionnelles, au choix avec des "cours d'économie appliquée et gestion" ; et les élèves ayant choisi un enseignement artistique ou une LV3 pourront en être dispensés...!
 

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Le sport à Boulogne-Billancourt : réactivité maximum !

Face aux mesures risquées de la majorité municipale sur l'école des sports, le mécontentement monte : selon un article du Parisien du 6 novembre, la pétition, dont je fus l'un des signataires, compte désormais plus de 340 signatures et un recours a été déposé devant le Tribunal administratif de Versailles.
Pour tenter de se remettre son électorat in the pocket, la majorité municipale met fièrement en exergue, en couverture du dernier BBI, l'ouverture d'une nouvelle section Badminton pour l'ACBB.

Les intéressés (professeurs, parents d'élèves), poids non négligeable dans l'électorat, ne sont pourtant pas dupes. Les restrictions qui se mettent en place, tout comme celles qui ont été opérées pour la culture — réduction notable des subventions à la médiathèque Landowski et au Conservatoire à rayonnement régional —, offrent en effet toutes les circonstances favorables à une baisse de qualité dans ce service : turn-over des éducateurs, éventuelle baisse des qualifications, etc.

Image : Boulogne-Billancourt Information / DR

Deux réflexions sur l'aveu de Nicolas Sarkozy

Voici un extrait évocateur de l'article du Parisien d'aujourd'hui : « il [Nicolas Sarkozy] a admis, indiquait-on hier à l'Elysée, avoir commis une erreur sur l'arrivée de son fils cadet Jean, assurément programmée, à la tête de l'EPAD, l'organisme gérant le quartier d'affaires de la Défense. »

L'élection de Jean Sarkozy à la tête de l'EPAD était donc bien issue de sa volonté, et non uniquement de l'ambition de Jean Sarkozy comme l'envisageait l'hypotèse émise par André Santini (interview France Info).

Le journaliste indique ensuite que « le chef de l'Etat estimait qu'à partir du moment où le président de l'Epad n'a ni salaire, ni bureau, ni voiture avec chauffeur, l'affaire ne poserait aucun problème. »

Deux réponses sont possibles face à cette question posée en ces termes par J-F. Kahn : « Comment le chef de l'Etat, excellent tacticien, a-t-il pu commettre une telle erreur ? » ("Le bloc-notes de JFK", Marianne du 24 au 30 oct.)

  • soit cette manœuvre n'était qu'un moyen pour procurer à Jean Sarkozy une grande exposition médiatique, comme le soulignait Christian Delom sur son blog (article du 22 octobre) ;
  • soit Nicolas Sarkozy est légèrement coupé de la réalité, à l'image de François Bayrou pendant la campagne européenne, où personne ne lui avait alors signalé que programmer un incident pour discréditer Cohn-Bendit était risqué (voir article sur bocageocrate - L'oeild'@pis)...!
Quoiqu'il en soit, la phrase de l'écologiste Carine Pelegrin (MoDem) — qui a créé avec Christophe Grébert le groupe Facebook pour le renoncement de Jean Sarkozy — résume bien la situation : « Comme quoi nous n'avions pas tort de nous mobiliser ! »

Photo : AFP/DR

Stratégie d'indépendance : soyons nous-mêmes

Suite au Conseil national de ce matin, Christophe Ginisty s'oppose bruyamment au retour vers la stratégie d'indépendance de 2007, arguant l'urgence d'une alliance de premier tour avec Europe-Écologie.

Cette perspective aurait certes du sens. Mais il serait bon de faire savoir à notre ami que ni l'appareil des Verts, ni les frères Cohn-Bendit n'y sont disposés actuellement.

Selon eux en effet, nous ne serions qu'un groupe d'élus droitisants ; ce qui est faux, puisque nos élus siègent dans un groupe autonome qui a effectué un revirement spectaculaire — dans tous les sens du terme — en fin de mandature, notamment en s'abstenant lors du vote du budget de M. Huchon (PS).

Dans sa conception béatement bisounours de la politique, ce dernier s'imagine que pour peser, nous n'avons qu'à nous présenter devant un parti qui ne veut pas de nous, en soutenant que nous ne sommes pas en état d'aller seuls au 1er tour. Voilà qui ne risque aucunement d'augmenter notre valeur marchande en perspective d'alliances...!

Or la politique, c'est justement du rapport de forces. André Santini, qui fait monter les enchères dans la majorité (voir interview d'hier sur France Info), l'a parfaitement compris : « La liste unique, dès le 1er tour, c'est bon pour les européennes ; surtout quand il n'y a qu'un tour. Mais quand il y en a deux, il n'est pas mauvais que les gens se défoulent au 1er tour et se retrouvent au second.»

Pourquoi donc, devant cette impasse pour une alliance Verts-démocrates, nous priver d'être nous-mêmes ?

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