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mardi 15 décembre 2009

Dolium croit en un « capitalisme social »

Nous savions déjà, depuis que François Bayrou nous l'a présenté à l'Union régionale d'IDF, que Alain Dolium se définit comme étant « un homme de gauche ». Il nous l'a confirmé hier à Boulogne-Billancourt, lors d'une rencontre qui a rassemblé environ 110 adhérents du MoDem 92.

Cela ne serait pas gênant s'il avait déclaré sur RTL : « y avait une possibilité de voir  cette Gauche évoluer vers un espace politique qui soit plus à l'aise avec l'économie, et l'économie, je dirais, avec la liberté d'entreprendre ». La gauche, se revendiquant du socialisme (même si, notamment au PS, ce n'est plus qu'une posture), ne serait donc pas assez... libérale !

Et d'ajouter devant les militants du MoDem 92, qu'il croyait en un « capitalisme social ». C'est fou comme on peut opposer deux mots totalement opposés, en leur faisant ainsi perdre leur sens ! C'est le cas pour cette image de pub : « Full Hybrid ».

Il ne semble pas logique qu'un néo-libéral notoire, qui a exercé de surcroît des métiers comme le middle-management, puis la stratégie marketing actuellement, prétende appartenir à une famille de pensée de gauche. N'est-ce qu'une maladresse, ou bien n'est-ce qu'une posture politique, dont le but est d'attirer la sympathie de la partie la plus à gauche de notre électorat ?

mercredi 25 novembre 2009

Alain Dolium, "celui qui sera la tête de liste du MoDem en IDF" (RTL)



A supposer que le souhait du parti soit encore de consulter les adhérents, force est de constater que certains candidats à l'investiture sont plus avantagés que d'autres.

Le passage de Alain Dolium sur RTL (ce matin à 7h45), par exemple, ainsi que la présentation qui en est faite sur le site national du MoDem (au nom de quoi un candidat serait "pressenti pour" avant que les adhérents se soient exprimés ?!), me laisse penser que tout le monde n'est pas traité à la même enseigne.

Il n'est pourtant pas le seul candidat potentiel ! Le MoDem aligne en effet dans ses membres :

De deux choses l'une :

  • soit la position est clarifiée. Cela signifie que le siège doit choisir entre :
  • annoncer clairement A. Dolium comme tête de liste IDF,
  • annoncer qu'il ne s'agit que d'une possibilité parmi d'autres (ce qui signifie que la même exposition médiatique doit être donnée par le parti à ses challengers) ;
  • soit la position n'est pas clarifiée, et il faut alors s'interroger sur cette procédure de plébiscite, tout sauf démocratique ; même compte tenu des grandes qualités de M. Dolium qui nous a été présenté, et qui ferait au demeurant un excellent 3ème de liste. Je voterai donc contre la proposition qui sera faite lors de la consultation des adhérents.

Faut-il revivre l'épisode des investitures aux européennes ? Parachutages contres lesquels nous nous étions largement opposés, début 2009 (350 signatures pour l'investiture de Nathalie Griesbeck).

Qu'en est-il des promesses de renouveau démocratique au sein de notre mouvement, promises publiquement par la direction, au lendemain de la débâcle des européennes ?...

samedi 24 octobre 2009

Stratégie d'indépendance : soyons nous-mêmes

Suite au Conseil national de ce matin, Christophe Ginisty s'oppose bruyamment au retour vers la stratégie d'indépendance de 2007, arguant l'urgence d'une alliance de premier tour avec Europe-Écologie.

Cette perspective aurait certes du sens. Mais il serait bon de faire savoir à notre ami que ni l'appareil des Verts, ni les frères Cohn-Bendit n'y sont disposés actuellement.

Selon eux en effet, nous ne serions qu'un groupe d'élus droitisants ; ce qui est faux, puisque nos élus siègent dans un groupe autonome qui a effectué un revirement spectaculaire — dans tous les sens du terme — en fin de mandature, notamment en s'abstenant lors du vote du budget de M. Huchon (PS).

Dans sa conception béatement bisounours de la politique, ce dernier s'imagine que pour peser, nous n'avons qu'à nous présenter devant un parti qui ne veut pas de nous, en soutenant que nous ne sommes pas en état d'aller seuls au 1er tour. Voilà qui ne risque aucunement d'augmenter notre valeur marchande en perspective d'alliances...!

Or la politique, c'est justement du rapport de forces. André Santini, qui fait monter les enchères dans la majorité (voir interview d'hier sur France Info), l'a parfaitement compris : « La liste unique, dès le 1er tour, c'est bon pour les européennes ; surtout quand il n'y a qu'un tour. Mais quand il y en a deux, il n'est pas mauvais que les gens se défoulent au 1er tour et se retrouvent au second.»

Pourquoi donc, devant cette impasse pour une alliance Verts-démocrates, nous priver d'être nous-mêmes ?

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mardi 20 octobre 2009

La fin d'un cycle ?

Commençons par dresser froidement un constat : il est beaucoup plus facile de tirer son épingle du jeu à l'UMP qu'au MoDem, y compris pour les jeunes. Certes pressurés, beaucoup de ces jeunes UMP sont mis en valeurs dans leur parti : jeunes en politique, jeunes tout court, parfois même les deux à la fois.

Jusqu'ici, le MoDem n'a pas fait preuve d'une grande volonté de rénovation dans ce sens : on attribue les postes de "Jeunes Démocrates" qu'en remerciements de plusieurs années de bons et loyaux services à l'UDF, on n'investit pas de jeunes aux élections*, on s'applique à ne pas mettre en avant les nouveaux élus locaux qui ont parfois fait des scores sans précédent, absence du critère de légitimité dans les investitures, etc.

Là encore, les personnalités les plus éthiques ou solides sont souvent celles qui ne réussissent pas le mieux en politique, tel que nous l'ont prouvé les derniers parachutages.

Ce formatage du personnel politique en in-siders excluant les out-siders, presque indispensable pour prendre la main — sans tomber dans les excès du « Tous les mêmes » —, a formé à terme une "caste" (y compris au MoDem), qui souhaite plus que tout se maintenir et se perpétuer : multiplication des dissidences artificielles, maîtrise des médias, découpage des circonscriptions, durcissement des règles en matière de financement, ...

Les conséquences en sont connues :
  • essor de la corruption, mobilisation de l'effort pour la réélection plus que pour le projet, et donc mauvaise gestion. Le cas Nicolas Sarkozy en est une parfaite illustration, comme n'a pas manqué de le souligner Jean-François Kahn, dans son bloc-notes de la semaine dernière. Selon lui, chaque nouvelle loi de cette diarrhée législative ne fait que surfer sur un feu de paille médiatique — « réactivité exemplaire ! » ;

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jeudi 23 juillet 2009

Débattons du projet, avant des stratégies d'alliances

La question des alliances lors des régionales de 2010 est centrale, et doit être discutée démocratiquement en temps voulu.

Mais sur quels fondements ?...

Résultat de la diversification politique de la base militante lors de 2007, aucun consensus n'existe actuellement au MoDem sur ce sujet, à l'inverse de la pensée européenne qui est partagée par tous.

Non abordée jusqu'ici — ou avec si peu de sérieux que rien n'en est jamais sorti —, cette question est censée se régler en septembre. Pourtant, aucune visibilité ne nous a été donnée dernièrement sur la mise en place du dispositif qui composera notre programme régional, ou à minima les grandes lignes de ce programme, déclinables selon les régions par les fédérations départementales.

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